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Tate Modern : comme on fait son lit on se couche

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tate-modern-london-unilever © a.blanc

On ne récolte que ce qu’on sème. Et Dominique Gonzalez-Foerster sème le vent et récolte la tempête en s’installant dans la salle des turbines de la Tate Modern. Pour les séries Unilever, elle imagine qu’une pluie éternelle s’abat sur Londres, transformant la capitale financière de 2058 en une jungle urbaine. Et à trop être arrosé, l’arrosé pousse comme un haricot magique. Sauf que là, on ne passe pas au-dessus des nuages, mais on reste cloué au sol dans des lits superposés de fortune à observer des bestioles et des choses aux proportions gigantesques : Maman araignée géante, Félix le chat sans chair et en os de la taille d’un dinosaure, ou encore trognon de pomme grand comme une girafe.

Enfin, pour arriver à comprendre le pourquoi du comment de cette fable orwellienne, saisir le concept de cette arche de Noé qui ramasse les humains mais pas les grosses bêtes, il aura fallu qu’Internet me souffle l’explication.

Autant en emporte le vent ?

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